Cette terminaison est silencieuse. Et donc dans dirent-ils, on entend en effet [diʁ.til]
. (Le t
s’entend parce qu’on fait la liaison.)
Un peu des deux ! Dirent-ils se prononce [diʁ‿til], en effet, le ent est muet, mais est toujours susceptible de déclencher une liaison. C’est le même phénomène qui fait prononcer des mets exquis [de mɛz‿ekski] ou Pont-à-Mousson [pɔ̃t‿amusɔ̃].
« Ils dirent » se prononce /il.diʁə/
, mais la dernière lettre « t » est utilisée dans certains cas pour faire la liaison : « dirent-ils » se prononce /diʁə.t‿il/
.
À comparer avec le singulier, « il dit » se prononce /il.di/
, et « dit-il » se prononce /di.t‿il/
.
La règle générale c’est que chaque fois que « en » est ajouté pour marquer un pluriel, il peut¹ se transformer en schwa [ə]
après un son consonne (c’est en fait un e caduc qui est plus ou moins prononcé selon les régions, le ton et l’humeur de la personne ; il est souvent inexistant, mais parfois perceptible), le « en » reste cependant silencieux après un autre son voyelle. La lettre « t » finale se comporte normalement, elle n’est prononcée que lorsqu’on fait une liaison.
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1. On le trouve par exemple listé dans ce tableau avec l’exemple « ils disent ».
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